Mercredi 17 juin 2009
J'ai l'habitude de ne parler que de choses désagréables sur ce blog et ça va encore être le cas... vous êtes pas obligés de lire.

Je loge actuellement dans un foyer pour jeunes, pendant mon stage de fin d'année. Depuis le début, je suis sans cesse dérangée, entre 6 et 8h du mat', entre 20h et 2h (durée, intensité et plage horaire très variables) par les "boom boom boom" d'une musique.

Un bar étant rattaché au foyer, je pensais que ça venait de là et qu'il n'y avait donc rien à faire. Mais à force de m'endormir tard et de me réveiller tôt, j'ai mené mon enquête, de jour comme de nuit. Ca ne vient pas du bar.

Ca ne vient pas non plus de l'étage du dessous ni du celui du dessus.

J'ai collé mon oreille aux quatre murs de ma chambre et ô, surprise, ça venait tout simplement du voisin de gauche...et coller mon oreille à sa porte dans le couloir me conforta dans cette certitude. Le hic, c'est que je m'étais déjà énervée contre le voisin de droite, il y a deux semaines:

il avait foutu sa musique à fond à 22h30.

Très énervée, j'avais massacré une bouteille de coca vide contre le mur pour faire taire la musique. Peine perdue. Le voisin de gauche vint me voir pour me proposer de discuter calmement avec celui de droite. Nous frappâmes. La musique s'éteignit. 5 mn après, la porte s'ouvrit. La question du boucan lui fut posée sans éclats de voix. Sous des dehors très sympa, le mec nia tout en bloc. N'empêche que la musique, elle, se tut pour le reste de la soirée...

 Me sentant donc un peu gênée d'aller voir celui qui avait fait office de médiateur pour lui demander de baisser sa putain de musique de merde, je préférais taper 3 coups sur le mur pour voir s'il baissait. La musique se faisait tout de suite plus supportable voire inaudible. Soulagée, j'utilisais ce procédé quand la musique était trop forte. Hier soir, BOOM BOOM BOOM...je frappe 3 coups. La musique s'arrête.

5 mn après, le voisin (qui avait fait office de médiateur), se ramène. Cheveux gras, l'air crevé, odeur de mec pas lavé depuis deux semaines, étranges particules jaunes de bouffe, de vomi ou de je-ne-sais-quoi sur le menton... beurk.

Hurlements de goret, de veau, de vache...je me fis traiter de folle, d'hypocrite...et que je ne pouvais me baser sur de simples impressions, il allait finir par se plaindre à la directrice...et blablabla. Ne pouvant placer un mot, je lui soutins que j'entendais bien la musique à travers le mur, à travers sa porte. Il ne m'écoutait pas, continuant à vociférer. Devant sa colère noire, je finis par lui dire:
"Admettons que ça vienne d'en haut ou d'en bas. Je retournerai vérifier".
Retour dans nos chambres respectives. La musique n'a pas repris de la soirée...


J'ose espérer que la musique ne reprendra pas de sitôt parce que je trouverai ça assez délicat de devoir aller me plaindre à la directrice directement. Si une fois de plus, j'entends clairement le bruit à travers le mur et à travers sa porte... mais ni au 1er étage ni aux deux étages supérieurs.
J'imagine déjà les représailles... "balance, salope..."

C'est quand même dingue! Je cours après le bruit depuis le début. Je l'ai entendu distinctement à travers sa porte et notre mur commun à plusieurs reprises...

Il cherche à me manipuler ou je me trompe effectivement de personne?

Je penche plutôt pour la première hypothèse:

- la musique s'arrête dès que je frappe 3 coups au mur;
- hier je frappe au bout de 5 mn de musique (peur que ça dure encore toute la soirée); lorsqu'il est venu frapper chez moi, il m'a dit être rentré depuis 5 mn...bien sûr la musique s'est éteinte et il est venu me voir...

Très troublant. Soit il cherche à me mener en bateau soit l'auteur inconnu du bruit surveille de très près les réactions des voisins...un peu tordu quand même...
Ce qui m'ennuie, c'est que je suis sûre à 98% que c'est lui l'emmerdeur mais qu'il nie comme ça se fait beaucoup à présent. C'est ce que me disait ma mère l'autre jour, quand je lui parlais du boucan de la chambre de droite, il y a deux semaines. C'est de plus en plus courant: nier.

Bien des gens attendent des autres le respect qu'ils n'accordent pas eux-même...c'est sidérant, ça troue le cul! Pire, ils retournent les situations à leur avantage. Le plaignant, c'est lui l'emmerdeur... ça craint du boudin quand même!

Sommes-nous autant entourés de malades que ça???

J'ose espérer des soirées et des plus calmes...à tort sans doute et j'aimerais me tromper sur le voisin (quitte à avoir l'air un peu conne), mais je ne crois pas que ce soit le cas...

Par La Déferlante - Publié dans : Marée noire - Communauté : BESOIN DE RECONFORT
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Mercredi 17 juin 2009
Je passe direct!

Plus qu'un an d'études et après va falloir bosser pour de vrai, en espérant pouvoir le faire...
Par La Déferlante - Publié dans : Petites rigoles...
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Mardi 2 juin 2009
Je suis un peu Jean qui rit, Jean qui pleure ces derniers jours... Tout allait bien, enfin je le croyais. Et voilà que je me suis senti très mal hier, quand mon copain est reparti chez nous (nous sommes momentanément élognés pour cause de stage).

D'habitude il repart de façon à ne pas être de retour trop tard dans notre ville de résidence. Hier, il est parti à 16h, car il devait récupérer chez son oncle quelques meubles que ce dernier nous donne et les installer chez nous. Je l'ai laissé partir, souriante. Mais j'ai senti que les larmes n'étaient pas loin.

La peur de l'ennui et de la solitude sans doute. La grande ville où je suis actuellement est agréable mais je ne connais personne et ne fait pas l'effort de connaître du monde; je n'ai pas l'habitude d'être seule, j'ai été entourée tout le temps jusqu'au début de mon stage, il y a 2 semaines.

Ca allait si bien ces derniers temps, fallait bien que je trouve le moyen de ralentir le rythme de croisière...

Pour couronner le tout, je saurais vendredi si je passe en deuxième année de master. Quand je l'ai lu sur le site de la fac, ce matin, j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes. Heureusement, j'étais assise.
Le travail et l'acharnement d'une année...une année de malade...mon âge, l'impatience parentale, l'envie de prendre la dernière ligne droite...si ce n'est pas bon, la déception va être de taille.

C'est pas la fin du monde me diront certains mais presque, je vous assure.

J'ai très peur du résultat parce que j'ai eu du mal dans certaines matières et je ne fais pas partie des veinards qui remportent des points jury juste parce qu'ils ont une bonne tête.

Ce qui m'énerve c'est que je passe sans cesse de faux espoirs positifs à des constats négatifs. J'aimerais arrêter de croire que je l'ai sûrement tout en me disant que je l'ai sans doute ratée de peu.
Si je pouvais arrêter de penser... de me dire qu'il faut juste accepter le résultat quand il tombera; que les dés sont jetés, qu'il n'est ni question de poisse ou de bonne étoile.

Ca m'éneeeeerve!

En tout cas, ça va mieux en l'écrivant...




Par La Déferlante
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Dimanche 15 mars 2009
C'est drôle,

je n'ai plus d'audience sur ce blog depuis...longtemps....
La cause? Je ponds peu d'articles et je visite très peu les autres blogs, que j'aime bien pourtant. C'est juste que j'ai peu de temps pour moi-même et que, ayant peu de choses négatives à raconter, j'écris très peu.

Car ce blog est rempli d'articles négatifs où je fais état de mon mal-être, de ma colère, de ma frustration, de ma jalousie...une sorte de poubelle de mon âme quoi...alors que "La Déferlante", à la base, c'est joli...Un beau nom poétique pour couvrir le pessimisme, l'aigreur et la désillusion...

Ca ne me dérange pas tellement de ne plus avoir de visiteurs ou très peu...il est très intéressant de lire l'avis d'inconnus, leur opinion sur ce que je raconte, etc. mais livrer des choses aussi intimes - avant, je les consignais dans des cahiers, bien planqués dans ma chambre - sur la toile, n'est-ce pas un peu absurde?

Les commentaires des autres, etc. aident à prendre une décision, à se sentir soutenu(e), approuvé(e)...c'est bon pour l'égo et sans rique en général (car on ne se connaît pas dans la vie réelle), mais il faut savoir s'en passer je crois...

Quand on y pense, combien sommes-nous, à l'échelle d'une classe, d'un bureau à avoir un blog, à raconter nos vies sur Internet, de façon plus ou moins anonymes?
A nous délester du poids du désamour que l'on ressent pour son conjoint, de l'agaçement que l'on ressent envers des collègues, à faire état de notre vide intérieur ou au contraire de notre "trop plein"?

Combien de personnes ont-elles une vie secrète sur Internet?
Ca peut être assez troublant...ai-je une tête à tenir un blog-poubelle de mes émotions? C'est indécelable. Alors chez combien de personnes est-ce indécelable?






Par La Déferlante - Publié dans : Ressac de pensées - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 8 février 2009


L'ambiance était super depuis le début de l'année, jamais connu ça avant. Peu de saloperies échangées sur les uns, les autres, ou du moins, ça se faisait discrètement (exception faite de Sexy Boy et de la cruche).

Moi, j'expérimentais la folle liberté de manger avec les uns, de faire la fête avec les autres, d'être invitée ici, de rire de ça avec truc...une super ambiance de la mort qui tue quoi, pas de clan puant, pas rivalités entre groupes...

Et puis, très récemment (je n'ai RIEN vu venir, j'avais manqué un certain nombre de fêtes pour cause d'éloignement géographique et de manque de flouze), des groupes bien solides se sont formés. Des groupes unis et de plus en plus critiques sur ceux qui ne faisaient pas partie de leur groupe! Putain la vache!


Je découvris, un matin, une certaine froideur de la part d'un bon copain de la veille, les regards en coin de deux filles avec qui je m'arrangeais bien, et puis... après avoir été invitée à une fiesta par une très très très bonne camarade, je n'eus plus de nouvelles de la fameuse fiesta, mais j'assistais en revanche au concert de chuchotis de truc, de muche et de bidule sur la préparation de la fiesta, les "chut, y'a "la déferlante", faut pas qu'elle entende...", le regard gêné de 2 ou 3 autres...

Extrêmement déçue, je pris néanmoins le partie de ne rien dire, de ne pas réagir:


bon, il y avait une ou plusieurs personnes parmi eux qui ne m'appréciaient pas tant que ça et la très très très bonne camarade ne tenait en fait pas autant à moi que moi à elle.
Bon...
Ayant découvert entre-temps que la meilleure amie de Sexy Boy (étrangement, une des plus intégrées dans la promo), était une sale peste et qu'en plus, allez savoir pourquoi, elle me cherchait des poux dans la tête (?!), je décidai de rester muette et de faire comme si de rien n'était, en me disant que les choses se calmeraient, se tasseraient.

Bon, ça s'est effectivement tassé.
J'ai été réinvité à leurs soirées (mais, la méfiance aidant, ça me branchait moyennement les soirées d'UN CLAN).

J'essaie de me faire, depuis, à la semi-solitude des petits groupes discrets, des solitaires sympas que les autres oublient. Ca ne m'intéresse pas d'en faire des tonnes pour être intégrée dans le groupe de mes anciens Bons copains, d'avoir l'air In, de critiquer les autres groupes à tout va, d'ironiser sur ces groupes comme si on formait une espèce rare, la seule espèce intelligente qui soit.

Puis de toute façon, je ne ferai pas ma vie avec eux, j'ai d'autres copains extérieurs à la promo, de vrais amis. Mais ça m'a fait drôle, tout de même, ce soudain revirement de situation, la formation de clans, les critiques à la pelle...

Où sont donc passés les bons kamarades du début d'année?
Par La Déferlante - Publié dans : Ressac de pensées - Communauté : Les écorchés vifs
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