Dimanche 15 mars 2009
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13:09
C'est drôle,
je n'ai plus d'audience sur ce blog depuis...longtemps....
La cause? Je ponds peu d'articles et je visite très peu les autres blogs, que j'aime bien pourtant. C'est juste que j'ai peu de temps pour moi-même et que, ayant peu de choses négatives à raconter,
j'écris très peu.
Car ce blog est rempli d'articles négatifs où je fais état de mon mal-être, de ma colère, de ma frustration, de ma jalousie...une sorte de poubelle de mon âme quoi...alors que "La Déferlante", à la
base, c'est joli...Un beau nom poétique pour couvrir le pessimisme, l'aigreur et la désillusion...
Ca ne me dérange pas tellement de ne plus avoir de visiteurs ou très peu...il est très intéressant de lire l'avis d'inconnus, leur opinion sur ce que je raconte, etc. mais livrer des choses aussi
intimes - avant, je les consignais dans des cahiers, bien planqués dans ma chambre - sur la toile, n'est-ce pas un peu absurde?
Les commentaires des autres, etc. aident à prendre une décision, à se sentir soutenu(e), approuvé(e)...c'est bon pour l'égo et sans rique en général (car on ne se connaît pas dans la vie réelle),
mais il faut savoir s'en passer je crois...
Quand on y pense, combien sommes-nous, à l'échelle d'une classe, d'un bureau à avoir un blog, à raconter nos vies sur Internet, de façon plus ou moins anonymes?
A nous délester du poids du désamour que l'on ressent pour son conjoint, de l'agaçement que l'on ressent envers des collègues, à faire état de notre vide intérieur ou au contraire de notre "trop
plein"?
Combien de personnes ont-elles une vie secrète sur Internet?
Ca peut être assez troublant...ai-je une tête à tenir un blog-poubelle de mes émotions? C'est indécelable. Alors chez combien de personnes est-ce indécelable?
Par La Déferlante
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Mercredi 29 octobre 2008
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02:50
Je ne sais pas ce que j'ai depuis plusieurs mois, mais non contente de trouver le monde moche et con, voilà que je suis de plus en plus horrifiée par notre condition humaine qui consiste à croire
que nous maîtrisons notre animalité alors qu'elle nous mène par le bout du nez!
Ces temps-ci, je me suis notamment sentie horrifiée par le sentiment amoureux, le désir d'enfant d'autres femelles de mon âge, la séduction homme-femme...le sentiment de colère en voyant l'entrée
de mon garage obstruée par une moto crâneuse!
On se croit irrémédiablement attiré par l'humour, les yeux, la gentillesse de quelqu'un et en fait ce sont ces sales phéromones de mes deux qui sniffent un ADN hautement compatible avec le votre
afin de reproduire l'espèce humaine!!!
Un jour on croit qu'on veut un enfant parce qu'on veut connaître les joies d'être mère, de fonder une famille alors qu'on obéit purement et simplement à cet instinct primaire qui est de perpétuer
l'espèce, la génération !!!
Vous croyez avoir de la gueule en hurlant plus fort que le voisin qui a garé sa moto devant l'entrée de votre garage? Mais en fait, vous ne faites que défendre votre territoire parce que vous vous
sentez me-na-cé(e)!!!
C'est pas horriblement moche tout ça???
Et on y échappe pas en plus à sa condition animale. Nan nan nan!
Vous pouvez toujours dire "Moi je n'entrerai pas dans le jeu!". Un jour vous voilà rattrappé(e) par le sourire d'un homme, d'un môme ou par la moto du
voisin...
Chienne de vie!
Par La Déferlante
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Mercredi 25 juin 2008
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23:31
Bon et bien me voici un peu plus avancée, OUFFFF!
C'est bien rassurant d'avoir enfin une idée fixe, une bonne idée, viable...
Je vais sûrement partir à l'étranger...pas très loin, non, juste en Irlande, ou en Angleterre!!!
En effet, ça fait 2 ans que j'ai envie de partir mais que je n'ose pas.
Il y a 2 ans, ma mère m'avait dit "Quoiiii???? Mais finis tes études avant!!!". L'année suivante, je suis allée en BTS pour gagner ma vie, pour faire
quelquechose, quoiiii et là...là, à force de tourner en rond, de regarder les formations, les unes après les autres sans conviction, je me dis que la meilleure chose à faire, ce serait encore de
laisser libre cours à cette envie:
-vivre et de travailler là-bas
-parler couramment la langue
-bien gagner ma vie, voire mettre de l'argent de côté
Ayant fait des études de langues, j'ai beaucoup de contacts avec des frenchies qui ont sauté le pas et qui en sont tous revenus contents, très contents!
Et moi qui repoussait auparavant cette envie, par peur; ensuite parce que mes parents me freinaient; et beaucoup plus récemment, parce que j'ai un amoureux que je ne veux pas perdre...je me dis
qu'il est grand temps!
Une année passée là-bas ne pourra en aucun cas être perdue!
Puis, avec le niveau de salaire dont va disposer mon amoureux (il a trouvé du travail), il pourra venir me voir, de temps à autre...et si je touche moi-même le jackpot (en faisant pas mal
d'heures), je pourrais revenir le voir, de temps en temps, en France.
Alors autant foncer! S'organiser, se renseigner et puis PARTIRRRRR!!!
Par La Déferlante
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Samedi 21 juin 2008
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15:09
J'ai parlé de ce que j'avais sur le coeur à mes parents...la suite et fin de mes études!!!
- Comment, avec quels moyens??? Et quoi exactement comme études, m'ont-ils demandé.
- Ben, tourisme ou traduction, ai-je répondu...après, un master est souvent plus apprécié par les recruteurs dans ces
domaines qu'une licence/licence pro..
- T'aider pour 1 an encore, ok, mais 2... m'a fait ma mère...levant les yeux au ciel.
Je comprenais bien leur réaction, j'ai fait une licence, insuffisante pour trouver du boulot, dans mes domaines de prédilection. Ma réorientation foireuse dans ce BTS en alternance maudit avait
court-circuité toute communication entre eux et moi...
Je n'ai pas été rentable en un sens...
Ils ont dépensé de l'argent, beaucoup d'argent (logement, bouffe) pour rien...enfin pour l'instant.
Seulement, je ne pouvais pas prédire, pas plus qu'eux...ma grosse déprime, à cause d'un gros connard sur qui j'ai détourné toute mon attention pendant deux ans. J'ai fait mes années de licence sans
penser à la suite, je n'avais que mon mal-être en tête...et arrivée en master, je ne savais plus ce que je foutais là, ce que je voulais et où j'allais.
Ayant toujours culpabilisé, de toute façon, de leur coûter quelquechose, je me suis lancée dans ce bts qui ne m'intéressait pas, pour commencer à gagner ma vie. Le crash a évidemment été de taille.
Et vous avez pu en suivre de temps à autre les épisodes malheureux sur ce blog...
Seulement, à présent, ils semblent comprendre qu'il est important pour moi (et peut-être pour eux), que je termine mes études en beauté. Mais ils ont une trouille bleue que je provoque un nouveau
crash et un nouveau gâchis financier...
Et moi, j'ai tellement réfléchi, je réfléchis tellement et je culpabilise tellement, et je m'inquiète tellement des manières de m'auto-financer en partie (en plus de ma voiture), pour peser moins
sur leur budget que je ne sais plus...
Je ne sais plus si je dois faire une licence pro, un master, tourisme ou finir mon parcours "traduction", qui me branchait un peu moins que le tourisme, mais qui offre plus de perspectives d'emploi
et de meilleurs salaires. Je ne sais plus. Je suis fatiguée, j'en ai marre.
Une copine m'a dit et redit "Sois égoïste! Qu'ils t'assument! C'est leur rôle"!
Oui mais j'ai du mal à me sentir autrement que comme un poids financier...et mon père me le fait sentir quand il me dit sèchement " T'as calculé à combien ça
reviendrait ton logement et ta bouffe, tous les mois?"
Mais comment faire quand on a pas le droit aux bourses, ou autres aides du genre, qu'on ne peut s'auto-financer qu'en partie, grâce aux petits boulots...?
Il y a des fois où je voudrais ne plus être moi...
Par La Déferlante
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Samedi 14 juin 2008
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16:39
J'ai connu ces dernières semaines une vague d'optimisme vivifiant, qui m'a, je pense, permis de retrouver un-job-pour-la-saison-estivale, de profiter à fond de la présence de mon amoureux à mes
côtés et de ne pas trop m'en faire pour septembre prochain.
Oui mais voilà...
mon amoureux a raté son concours à 0,5 points près (qui lui aurait conféré un statut de stagiaire réumunéré).
Il ne trouve pas de travail (dans ce qu'il faisait avant) et va donc retourner chez papa-maman, en attendant de trouver, car il ne peut plus assumer son loyer.
Nous serons donc séparés par 1H15 de route. Ca peut aller....
Seulement, il est fort probable qu'il trouvera plutôt du boulot sur Paris...et là, on serait alors séparés par 3H30 de train, 100 euros l'aller-retour, youhouuuuuuuuu...
Ensuite, dans l'attente de l'entretien pour cette licence pro qui m'intéresse, je me demande si j'ai bien raison de me diriger vers ce domaine, si les débouchés seront là, après...
Ne devrais-je pas plutôt réintégrer le master professionnel que j'avais commencé, il y a 2 ans? Mais en même temps, faut-il agir en fonction des débouchés ou en fonction de ce qui nous attire le
plus?
Enfin, je me fais un sang d'encre à propos de ma voiture. Gagnerais-je assez cet été pour assurer l'assurance, l'essence, le contrôle technique, une fois que j'aurais fini de la rembourser?
Ne devrais-je pas m'en séparer tant qu'il est encore temps? Puisque de toute façon le baril de pétrole atteindra bien 250 dollars un de ces 4 matins...
Et vous, vous en êtes où?
Par La Déferlante
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