Standard semaine dernière, dans mon entreprise...pas une minute d'ennui et en contact direct avec les clients, mécanos etc...
Du relationnel, donc, ce que je préfère. Bonne humeur, joie, entrain, donc. Impression de vraiment bien me débrouiller...en plus!
Au cours de la semaine, le soir, je prépare un we prolongé près de la Pointe du Raz, avec mon amoureux. Un sale pressentiment, poignant vraiment, ne me lâche pas.
Comme si mon petit monde à peu près heureux ces derniers temps allait s'écrouler, soit financièrement, soit sentimentalement! Cependant, le we très sympa, se déroule bien:
restau, soirées, paysages, un vrai bol d'air! Ca changeait du traintrain morne des semaines qui défilent!
Je reviens hier au travail (deux semaines d'entreprise à suivre, je suis dans la seconde, à l'heure qu'il est). La standardiste, que je remplaçais, me dit bonjour froidement. Je comprends que le ciel va me tomber sur la tête.
Je vais m'installer à mon poste...elle me demande de venir la voir...et la, une rafale de reproches s'abat sur moi:
"Un client s'est plaint que tu lui ai répondu: Je ne sais pas, ce n'est pas mon boulot"; tu donnes l'impression à tous d'être là en touriste!! Tu ne t'es pas occupée des factures (?!!!)..."
Je suis tombée des nues, comme on dit. Je n'avais en aucun cas répondu de cette façon aux clients, les factures, je n'avais pas eu le temps et elle m'avait dit que c'était plus que facultatif quand elle m'avait décrit les tâches que j'aurais à faire.
Durant ma semaine au standard, j'avais, de plus, été trop occupée par le café à faire, le téléphone, le courrier...je n'en revenais pas du décalage entre mon sentiment de satisfaction en quittant le travail le vendredi précédent et la colère de la standardiste...
Elle conclut en me disant que le directeur allait sûrement me convoquer, notamment à cause de la façon dont j'avais répondu au client!
J'essayais en vain de la convaincre que jamais je n'avais parlé de la sorte aux clients, mais le doute, dans ses yeux, persistait.
Je repris le travail, contenant à peine mes larmes. Le chef-chef vint discuter avec moi, de façon plutôt intelligente, heureusement. Mais il me dit tout de même que je n'étais pas fiable, qu'on hésitait à me confier des tâches plus importantes, que je ne posais pas assez de questions, que j'étais trop en retrait...et qu'à 22 ans, je n'avais pas de temps à perdre dans cette entreprise, si le secrétariat ne me convenait pas.
En larmes, mais soulagée de voir enfin la fin de cet apprentissage maudit approcher, j'approuvais en hochant de la tête. Ma tutrice, présente, me disait "C'est l'occasion de rebondir, de montrer que tu tiens à rester ici"
Non, non, surtout pas, aurais-je voulu lui répondre, je veux partir ou être licenciée! Mais bien entendu, je ne pouvais me permettre...
A l'heure qu'il est, j'attends de parler avec mes parents de tout ça, avant d'aller voir le directeur et de demander la rupture de mon contrat à l'amiable ou mon licenciement.
6 longs mois s'achèvent...
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